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Les Chroniques de Husk 02

 
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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:03 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

Et maintenant, qu'est-ce que je compte en faire? se dit Husk. Ce ne sont certes pas les putes qui manquent sur les chemins, par ces temps de misère. M'en faut-il vraiment une toujours à portée de queue ? Pour moi tout seul ? Sacré bandeur, va !
Le froid hérisse sa peau si blanche, durcit les grosses coupoles bistre sur ses tétons. Husk se secoue. II montre l'eau.
- Viens ici !
Elle le regarde, étonnée, mais bon, il a ordonné, elle avance un pied dans l'eau, puis l'autre, sans quitter le maître des yeux, sourcils .levés, attendant qu'il approuve, qu'il dise que c'est bien cela, qu'elle a bien compris ce qu'il attendait d'elle.
- Oui, oui ! Comme ça. Dans l'eau. Avance, avance !
Il aime en même temps, alors elle avance. La voilà dans l'eau jusqu'à mi-cuisses.
- Arrête !
Elle s'arrête.
Husk a ôté ses bottes et ses chausses, il est entré dans l'eau à son tour et, appuyant des deux mains sur les épaules de la femme, il l'a fait s'accroupir dans l'eau.
Puis il lui frotte le corps et elle se laisse faire, narines frémissantes, un peu inquiète mais soumise, comme un cheval qu'on bouchonne. Il la rince. Lui plonge la tête dans l'eau, car il s'agit maintenant de décrasser la terrible tignasse, bloc compact mêlé de paille, collé de sueur, de poussière et d'on ne sait quoi... Il frotte énergiquement. Et quand elle plonge la tête dans l'eau, la crasse se dilue sous ses doigts, les mèches se démêlent et s'abandonnent mollement au courant, comme de longues algues brunes.
- En somme, dit Husk, tu aurais très bien pu te tenir propre. Pourquoi tu ne l'as pas fait plus tôt, hein ?
Elle le regarde.
- Moi pas vouloir être belle pour eux.
- Tu parles ma langue ! Alors écoute moi. Je te rends ta liberté.
C'est la première fois qu'il l'entend parler, en fait.
- Moi pouvoir traduire toi. Moi parler plein beaucoups de langues. Moi rester avec toi.
Ainsi en est-il donc décidé.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:03 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:04 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

Quelques heures plus tard, il a avalé la soupe qu'elle lui a préparé, il a le ventre plein. Vautré sur l'herbe, dans le soir qui descend, il pense.
Bandeur, c'est vrai. Je peux faire l'amour six fois de suite, dormir un petit coup, casser une petite croûte, et remettre ça encore six fois de suite. Et le lendemain, pareil. Mais je peux aussi rester un an entier sans tirer un coup, ça m'est arrivé, ça m'arrivera peut-être encore, sans en faire une maladie, ni enculer mon cheval comme des que je connais.
Beau sermon. Et alors ?
Alors, je sais pas, moi. J'ai eu envie, voilà. Cette grande saucisse toute triste toute dégueu­lasse, et tous ces gros cons qui se vidaient les couilles dedans... Je peux pas me l'expliquer, ça m'a pris comme ça, quoi. Peut-être quelque chose qu'elle a, je ne sais pas. L'allure, les gestes... Enfin, bon. De toute façon je lui ai rendu sa liberté, non ?
De toute façon, ils seront en Aquilonie dès le lendemain, aussi Husk ne s'en fait-il pas trop pour elle. Sans doute trouvera-t-elle un nouveau maître...

Et bien sûr, il en est ainsi. Dès le lendemain, ils arrivent en Aquilonie, en vue de la Grande Ville, la Capitale...
Et elle suit Husk comme un petit chien. Avant qu'ils n'arrivent, Husk décide de faire une petite pause à l'ombre d'un bosquet. Il se couche, et s'endort presque aussitôt, tandis qu'elle part puiser de l'eau, chassant une boucle qui lui agace l'œil.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:04 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

Elle n'a pas encore fait dix pas qu'elle pouse un hurlement. Deux terribles gaillards à barbes blondes lui ont sauté dessus, et d'autres arrivent, des dizaines. Ils se coulent à l'ombre des arbres comme des chats, ces brutes énormes, avec une précision toute militaire ils foncent par petits groupes sur leur objectif sans s'emmêler les pieds, et en un clin d'œil Husk se retrouve ficelé sur l'herbe, le rouge soleil lui caressant le nez.
- Alors ? demande un militaire Aquilonien.
- C'est peut-être lui... Maintenant, il me faut vérifier.
C'est un Stygien qui vient de parler, avec une tête en forme de courge.
- Ça y est des complications... Moi je dis : on lui coupe la bite, là, et vite fait bien fait, ça, oui, c'est du travail. Si c'est pas le bon, on recommencera autant de fois qu'il faudra. On finira bien par tomber dessus. On n'est pas feignants, nous.
- Il faut le faire parler. Après, mais seulement après, tu peux en faire ce que tu en veux.
- On lui ouvre le bide, on farfouille dans la tripaille, on touille bien, bien partout, et si c'est bien un demi-dieu, on va voir. On connait son boulot, merde.
- C'est mon travail. C'est moi qui paie.
- On le saura... Bon, les gars, emmenez-moi ça. Deux hommes par colis. Mais non, andouille, toit, là ! Pas un à chaque pied ! Un à la tête, un aux pieds... Comme ça, oui.
Direction, le cantonnement. Une, deux ! Une, deux !


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:04 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

Dans la cave de la vieille tour Aquiloniene, Husk est allongé sur la terre humide, tout nu,
L'officier Aquilonien commence à s'énerver, alors que le Stygien à tête de courge dit :
- Après tout, ce n'est peut-être pas lui.
- Parle pas de malheur, étranger. On aura fait tout ça pour rien ?
- Il n'a rien à dire. Ce n'est pas lui.
- Et mes hommes, comment je les empêche de causer, moi ? C'est pas très reglementaire, ce que j'ai fais faire là. Si ça venait à se savoir en haut lieu, je pourrais bien aller me balancer par le cou chez les corbeaux, moi.
- Tiens, voilà une avance. En haut lieu ? Hé bien, tu as liquidé un espion, c'est plutôt bien vu. Tu peux compter sur tes hommes ?
- Je les ai formés. C'est jeune, ça pense plus aux femmes qu'au butin. Le feu aux couilles, si tu vois ce que je veux dire...
- Laisse-les s'amuser un peu. La bonne femme, là, ça devrait les interesser. Liquide-le, un trou dans le bois, ni vu ni connu.
- Je vais le faire creuser lui-même. Parce que creuser, le trouffion il aime pas trop. Sape le moral. Reboucher, ça va.
Husk écoute les deux hommes parler. Il pense. Ca va être ma fête. Mais, qu'est-ce qu'ils veulent donc ?
- Et puis non, attends, dit le Stygien à l'Aquilonien. Quelque chose me dit que je peux lui faire dire. Soldat, ton couteau !
Il prend le couteau par la lame, et se tapote la main avec la poignée. Elle est lourde, cette poignée, c'est de la corne de cerf renforcée de bronze avec des petits trucs jolis en argent. Il s'agenouille près de Husk, et il commence. A petits coups bien secs avec le manche du couteau, il frappe les testicules, en plein dessus, de plus en plus sec, de plus en plus fort...
- Qui était ta mère ?
Husk se mord les lèvres, aussi longtemps qu'il peut, et puis la douleur et tellement flamboaynte, il hurle comme jamais aucune bête ne hurla, il ne s'entend même pas, il est fouaillé, raclé, dépecé, éparpillé aux quatre mille démons ricaneurs par cette épouvante. Et puis il se tait. Le Stygien suspend son tambourinage.
- Hem.
Mais Husk n'est plus là. Il a perdu conscience.
- Merde, dit l'Aquilonien.
- Ce n'est décidément pas le bon, dit le Stygien. Sa mère est bien une paysanne simple d'esprit qui s'occupe de chèvres, comme il l'a dit tout à l'heure.
- Euh....
- Oui ?
- La femme, là... On peut ?
- La femme ? Oh, bien sûr, bien sûr ! Oui, ça na plus d'importance maintenant. Profitez-en pendant que c'est chaud ! En colonne par un. Je passe en premier. Après moi, le plus âgé dans le plus haut grade, et ainsi de suite. Prennez une pelle et une pioche. Pendant qu'on grimpera sa gonzesse, le type creusera son trou. C'est ça, l'organisation. Reveillez-le !
- Sûr !


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:05 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

- Finalement, dit le grand Aquilonien maigre en renfon­çant sa chemise de dessous dans ses braies, on s'en fait toute une idée avant, et puis ça va si vite qu'on se demande si c'est vraiment arrivé. A peine le temps de te mettre en train, pfft, c'est de-ja fini...
- Bon, ben, si t'aimes pas ça, n'en dégoûte pas les autres, dit le suivant en troussant les pans de son bliaud de toile.
Et, les braies sur les talons, il plonge entre les grandes cuisses blanches l'ex-esclave. Dans son impatience il ne trouve pas l'accès du premier coup, alors il impoigne son outil pour le guider tout en tâtonnant du bout des doigts dans les replis onctueux. Il n'y arrive pas, il faut qu'il y mette les deux mains, il jure :
- Nom de Mitra de salope, t'as pas de trou, ou quoi, merde ?
Il est frustré parce que lui, pour que ce soit satisfaisant, il faut qu'il serre contre lui à pleins bras le corps de la femme en balbutiant "Chérie ! Chérie !". Déjà que, là, devant les copains, il est bien obligé de fermer sa gueule, sans quoi, les fumiers, ils n'en finiraient pas de le charrier, il les entend d'ici, en plus s'il doit tirer son coup juste en frottant son truc dans le machin et couic, c'est la déception amère.
Cette grande pute se laisse faire, d'accord, et même elle se prête, mais elle n'aide pas. Lui, ce qu'il aime­rait, c'est qu'elle lui passe la main dans les che­veux, qu'elle lui gratte le crâne en disant "Mon poussin"... Ça y est, il a quand même trouvé l'entrée, et voilà, ça va tout seul, ça l'aspire d'un seul coup jusqu'aux poils du ventre, alors tant pis, hardi, petit, à grands coups de cul furibards il te défonce ça faut voir, ses noires fesses carrées, aussi mal gracieuses que sa hure, pistonnent à un train d'enfer, il lance vers le ciel un barrissement puis­sant, puis un cri de souris étranglée, et s'abat sur son ventre comme une grenouille éclatée. Le suivant lui demande s'il compte finir la campa­gne là, et puis l'empoigne par le col et le rejette sur le côté.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:05 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

Elle, elle regarde le ciel et compte les hommes. Quand le dernier lui sera passé dessus, ce sera la fin. A moins qu'un ou deux aient de l'ardeur de reste, ce qui prolongerait un peu le sursis... Dans le coin de son oeil, elle voit Husk, la bêche au poing, qui creuse la fosse commune. Il creuse mollement, les quatre gars qui le surveillent sont plus attentifs au spec­tacle des copains tirant leur coup et à leur propre crainte qu'on ne leur fauche leur tour qu'à l'ardeur au travail du prisonnier.
L'Officier s'étonne :
- Ça ne te dit rien? demande-t-il au Stygien. Tu es peut-être trop noble homme pour tremper ta mouillette dans le même œuf que la nôtres, à nous gens de peu ?
Le Stygien hausse les épaules et tourne le dos. Il regarde Husk, toujours nu, en train de creuser, le corps dégoulinant de sueur.
Enfin, il se se décide. Il sort son sexe tout frippé et commence à se masturber en regardant le cul musclé.
- Voilà donc l'affaire! pense l'Officier.
Il tape dans ses mains et lance
– Ça y est? Tout le monde a eu son content ?. Alors, dépêchons, les enfants! La bonne femme viens ici, au bord du trou. Crois pas qu'on va te trimbaler à bout de bras, non? Pas fatigue inutile. Efficaces, voilà.
Mais elle est déjà debout. Titubante, elles marche jusqu'au trou, poussée dans le dos par les pointes aiguës de lances Aquilonienes. Husk ouvre les bras. Elle s'arrête, regarde le regarde, ses yeux ne disent plus la soumission mais la très grande tendresse. Son sourire aussi dit cela. De sa longue forte main elle caresse sa joue. Elle le regarde comme elle ne l'a encore jamais regardé, tout son saoul, bien à son aise, et puis elle s'allonge à son côté, flanc à flanc, elle prend la main de Husk dans la sienne, elle ferme les yeux, voilà, c'est comme ça qu'elle veut attendre la mort, elle.
- Bon, dit l'Officier. On peut y aller?
- C'est dommage, dit le Grec.
- Qu'est-ce qui est dommage ? Tiens, tu as meil­leure mine, étranger. Tu es tout rose. Le grand air t'a fait du bien, on dirait.
- C'est dommage de les tuer comme ça. Il y a tant de choses à faire.
- On en a fait tout ce qu'on pouvait en faire, non?
- Tu manques d'imagination, beau militaire. Moi, par exemple, je me dis que ce serait intéres­sant de faire couvrir la femelle par un cheval...
- Par un cheval? C'est pas faisable, ça!
- Oh, que si ! Il faut seulement aider un peu la nature.
- Mais c'est un crime de bestialité très horrible et abominable, ça ! Péché mortel et archimortel ! Même en Stygia ça doit être interdit !
L'Officier fait le figne de Mitra.
- S'il y a crime, ce n'est pas toi qui le commets, mais bien la femelle... Mais peut-être n'avez-vous ici que des juments ou des hongres?
- Hongres?
L'Aquilonien crache.
- Tu te crois chez des chiens qui châtrent les chevaux ? Mon cheval, à moi est un étalon de cinq ans. Faut pas y en promettre, moi je te le dis.
- Alors ? Fais-le venir.
- Ça va pas, non, bougre de cochon? Allons, vous autres, au boulot ! Tuez-moi tout ça, rebou­chez-moi ce trou, et qu'on n'en parle plus.
- Bon, bon, dit le seigneur Stygien. Tu es le militaire, après tout.
- Tu l'as dit.


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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:05 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 02 Répondre en citant

C'est à ce moment qu'une flèche empennée de plumes de coq de bruyère vient en sifflant se planter dans la fesse droite du Stygien.
- Houlà ! crie ce noble étranger. Par Set, on m'attaque ! Qui a fait ça ? gueule-t-il.
- J'ai bien peur que ce ne soit moi, dit un petit homme plein de confusion qui émerge du sous-bois.
Il tient un arc à la main, un carquois plein à l'épaule. Il est très ennuyé, vraiment. Le Stygien brame et sautille.
- Saddhoum Demara ! crie l'Officier Aquilonien.
- Tiens ! C'est toi, officier ? dit Saddhoum. Ce seigneur est de tes amis, peut-être ?
- Oui, c'est ça.
- Eh bien, il faut lui ôter ça du cul. Il a l'air de souffrir, hm ? Souffres-tu, Seigneur étranger ?
Le seigneur Stygien hurle et sautille en rond. Saddhoum Demara décide de considérer cela comme une réponse.
Je ne peux mieux faire que de le débarrasser de cette malheureuse flèche, dit Saddhoum Demara, mais il faut m'aider. Si on ne le tient pas fermement, je risque de l'abimer. C'est que mes flèches sont à barbes retroussis. Alors si je tire dessus sans précotion, la moitié de la fesse vient avec... Je les orge moi-même.
- Il faut élargir la plaie au couteau à droite et à gauche...
Le Stygien maintenant pleure.
- Mais que fait ce Stygien ici ? Officier, que sais-tu de cet homme ?
- Je te l'ai dis, c'est un ami.
- Un seigneur Stygien, avec des vêtements de ce prix, ton ami ? Et ces biejoux... Tu le connais depuis lontemps ?
- Je le connais... depuis que je le connais ! Et qu'est-ce que c'est que ces questions ? Tu n'as aucun droit. T'es rien du tout, v'là ce que t'es.
- Oh, oh, tout doux, officier, tout doux. On se calme. Tu devrais savoir que j'ai pas l'habitude de dire des choses pour rien, tu sais bien qu'il vaut mieux ne pas m'avoir contre toi. Je parle pour ton bien. Je vais te poser une question, et tu vas y répondre tout net. Voici : Ce Stygien veut-il aller en Cimmérie ?
- Heuuu ? Non, je crois pas.
- Seigneur Saddhoum ! crie Husk. Il fait un pas en avant, mais aussitôt, deux lances courtes se croisent devant sa poitrine, quatre bras vigoureux le tirent en arrière et un bon coup de pommeau lui atterit derrière l'oreille.
- Un autre Stygien ? s'étonne Saddhoum. Cette personne que tu vas faire tuer ? Qu'a-t-elle fait ?
- Espion.
- Oh, je comprends.
- Pas espions ! hurle l'Aquiloniene encore dégoulinante. Pas espions !
Elle tombe à la renverse, un guerrier assis sur la poitrine, un autre sur la figure. Elle étouffe. Elle mord à pleines dents dans ce cul offert. Le cul est d'acier, il s'ébrèche les dents sur les lames du haubert. L'intérêt renaît chez Saddhoum.
- Officier, mon ami, tout ça n'est pas clair. Tu vas me laisser dire deux mots à l'oreille de cette femme, une esclave, si je ne m'abuse. Et c'est sp, maitre qui gît là tout luisant.
- T'as pas le droit !
- Tiens donc ! Tu vas voir ça. Et emmène moi ce braillard gueuler plus loin, il en fait une histoire pour une flèche dans le cul ! Un accident de chasse, ça arrive tousles jours.
L'officier est plutôt emmerdé, il se balance comme un gros ours, mais n'essaie pas d'empêcher Saddhoum de se pencher sur Husk et de lui dire tout bas à l'oreille :
- Si ta mère est ce que je crois, tu dois bien connaitre les chèvres.
Husk fait oui de la tête.
Quand Saddhoum se redresse, son visage est un visage de triomphe. Il marche droit vers l'officier, lui frappe la poitrine à petits coups hargneux de l'index :
- Tu allais faire un belle connerie, mon gros père. Tu ne peux pas imaginer à quel point ta tête tenait peu à tes épaules... Allons... Donne moi quatre hommes d'escorte pour ce gars là, en route !
- T'as pas à me donner d'ordres !
- Tu en donnerais ta tête à couper ?
- Euh...
- Alors execution. Ah, et puis, tu viens avec nous. Tu as des choses à raconter. Au sujet de ce Stygien, par exemple...

Voici donc comment Saddhoum Demara le prophête trouva par fortuit hasard le messie qu'il avait tant attendu en vain, et le sauva d'un grand péril. C'est ainsi qu'en avait décidé la divine Providence qui régit les terrestres destinées.


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