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Les Chroniques de Husk 01

 
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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 07:59 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

Vous le savez tous, le TriumviraT vénère un dieu bon et humaniste, Husk. On peut le connaitre sous différents aspects et lui attribuer divers attributs, mais il n'en reste pas moins d'essence divine.
Ceux qui connaissent sa genèse savent qu'il n'en fut pas toujours ainsi. Simple rejeton d'une création magique, il a été élevé au milieu de chèvres par une paysanne, comme s'il était son fils.
A cette époque, Husk ignorait tout de ses origines. Il grandit comme un enfant normal, si ce n'était son étrange pilosité qui lui valut bien des moqueries de la part des jeunes de son age.
Il entra dans l'adolescence, et ses poils surabondants commencèrent à se faire de plus en plus rares, jusqu'au jour ou il s'avéra qu'il avait l'apparence dun adolescent tout à fait normal. A cette époque, Husk n'avait que 16 ans.
C'est donc par là que je commencerai son histoire....


Il fut un temps ou le jeune Husk voulut se rendre en Cimmérie, en un lieu appelé le Rocher de Crom. Il voulait visiter le monde, afin d'en découvrir toutes les splendeurs.
Il était allé à travers le désert de Stygie, marchant jour et nuit.
Le voila arrivé à ce qui ressemble à un petit village, avec des maisons en briques rouges, et un homme en robe vient le voir....


Au milieu de la cour est dressée une tente, la tente de cuir des nomades, ronde, trapue, écrasée au sol, faite pour tenir tête aux tempêtes de sables des déserts Stygiens.
L'homme, d'un geste de propriétaire, désigne la tente :
- Ça, maison à moi. Moi dis « maison », mais ça pas vraie maison, bien sûr. Maison, pas bon. Toit, pas bon. Moi, homme libre. Aujourd'hui ici, demain là-bas. Pas maison, pas champs, pas femme. Moi Hekmar-Tap.
Husk désigne les bâtiments tout autour :
- Ben, et tout ça ?
Les yeux bridés par le désert se plissent encore davantage.
Toi oses parler devant moi ? Toi homme félon. Toi devrais être mort... Mais c'est bon, moi pardonne. Et moi réponds à toi. Tout ça, maisons-là, c'est pour camarades guerriers de moi. Eux servir moi.

Mais camarades maintenant fatigués. Eux trop chaud, eux faim, eux veut baiser tout le temps. Ici il reste esclaves Aquilonienes, pas toutes morte. Paysans, ptui! (Il crache.) Eux fait pousser le manger, nous mange. Eux met au monde petites filles, nous baise. Chevaux dort dans maison, camarades aussi. Moi, non.
Esclaves pas contents, nous tue esclaves. Esclave mal travaille, nous tue. Femmes Aquiloniene et Cimmerienes met au monde petits enfants un peu Stygien un peu esclave. Si eux veut, eux devenir hommes libres comme nous, ça très bon. Ou bien fait pousser le manger dans la terre, ça très fati­gant, très sale, et moi donne coups de pied dans le cul, ça pas bon. Il conclut :
Esclaves, pas hommes libres. Esclaves, pas hommes. Esclaves, cochons.
Husk le bon prend alors la parole. Il dit ceci :
- Tous les hommes sont frères, frère bandit.
- Hekmar-Tap pas frère avec tous. Ptui! (Il crache.) Esclaves adore dieux en bois. Esclaves, cochons. Stygiens, hommes libres.
Des feux se sont allumés un peu partout, il traîne dans l'air du soir des odeurs de viandes rôties. Les esclaves s'activent. Les Stygiens s'affalent ici et là, par petits groupes. Ils se passent de main en main des cruches de poterie dont ils se font descendre le contenu dans le gosier avec de grands soupirs heureux.
Une femme Aquiloniene un peu moins abîmée que les autres vient, courbée en deux, présenter une cruche pleine. Dedans, ça ne mousse pas, ça ne pétille pas, c'est rouge sombre. Hekmar-Tap prend la cruche, boit un bon coup et puis la tend à Husk.
- Pas poison : moi bu premier.
Il rit. Husk a grand'soif. Il boit longuement.
Pas mauvais, dit-il. On dirait de la bière, avec quelque chose de piquant dedans.
Aquiloniens fait ça. Eux appelle ça « vin ». Ah ! Nous mange.
Les femmes cimmérienes apportent sur des plan­ches de bois des moutons rôtis entiers et des légumes bouillis qu'elles puisent dans des chau­drons de cuivre. Çà et là, des pots de terre offrent des oignons et de gros cornichons marinés dans la saumure avec des herbes aromatiques.
- Ah, ah! dit Hekmar-Tap. Manger légumes, eh? Ça bon. Légumes bons pour santé.
On le saura! marmonne Husk.


Dernière édition par Bnouze le Ven 22 Mai - 08:03 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 07:59 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:00 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

Les Stygiens mangent et boivent en silence. D'abord se remplir la panse. Comme ils sont vautrés à même le sol, les femmes Aquilonienes, pour les servir, doivent se courber jusqu'à terre, ce qui ne manque pas de faire saillir leur croupe et, au hasard des bribes de haillons qui les couvrent bien mal, d'offrir aux regards, épanoui à bonne hau­teur, le plus secret de leur intimité. La première faim calmée, les farouches guerriers ressentent d'autres besoins de la nature. Voilà qu'un petit bonhomme tout sec tend le bras, agrippe une femme qui passe à portée, l'attire à lui, lui courbe la nuque sans vaine douceur jusqu'à lui aplatir la joue dans la poussière tandis que, de l'autre main, il fait tomber en un clin d'oeil l'espèce de culotte bouffante qui lui enveloppe les jambes, mettant à l'air un sexe dressé aussi sec et noir que lui-même puis il écarte à coups de genou les cuisses blanches et grasses de la femme et la pénètre par-derrière. sans finasser, d'un seul élan jusqu'au fond. Il va et vient à grands coups de cul, à toute vitesse, on dirait un pivert martelant du bec le tronc d'un bouleau, il plisse le front, se mord la langue. concentré sur la montée de son plaisir. Enfin il halète, gémit un peu, pousse un cri bref d'oisillon étranglé au nid, et puis sort de la femme comme un bouchon d'une bouteille, rajuste ses loques, boit un coup, se remet à manger. L'Aquilonienes se relève et reprend son travail, les cuisses dégoulinantes.

D'autres Stygiens ici et là en font autant, au hasard de l'occasion et de l'appétit, vite fait bien fait, ça soulage et ça ne tire pas à conséquence. Hekmar-Tap lui-même, entre deux bouchées, sodomise placidement la belle fille qui tout à l'heure lui présenta la cruche de vin. Il explique, en homme qui connaît la vie :
- Trou du caca pue moins comme trou du pipi.
Husk se souvient alors de la terrible réputa­tion des Stygiens en Cimmérie, où Stygien est devenu synonyme de sodomite.
A Dieu ne plaise que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, se dit-il, surtout étant reçu et honoré ici comme hôte, mais il me semble que ces gaillards-là ont intérêt à ce que la parole de Mitra n'arrive pas trop vite jusqu'à leurs oreilles, car alors chacun des actes de leurs jour­nées deviendrait péché gravissime et épouvanta­blissime, et tous ces honnêtes gens s'en iraient brûler en enfer comme fagots bien secs.
Il réfléchit.
Ils ont la sainte innocence des peuples igno­rants, se dit-il ensuite, et donc, ne connaissant pas le mal, ils ne sauraient pécher.
Je n'en dirai certes pas autant des patriciens et dignitaires de la cour de Tarantia, qui sont nobles et bien dévots et cependant empuantissent le trône Conan de la pestilence de leurs fornications, bougreries et autres abominations.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:00 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

On boit d'abord pour la soif, puis on boit pour faire descendre ce qu'on mange, puis on boit pour boire. Les Stygiens ont vaillamment franchi les deux premières étapes. Maintenant, ils boivent pour boire. Les conversations deviennent bruyan­tes, les esclaves Aquilonienes n'ont plus guère l'occa­sion de se relever, même les plus misérables, même les plus vieilles, on fait la queue pour y avoir droit, on se bouscule, on se tape dessus, des lames brillent. Hekmar-Tap se tourne vers Husk :
- Eux se tuer pour trou du cul ! Ah, là là...
Il se dresse, plutôt vacillant, et gueule quelques mots qui apaisent aussitôt tout le monde. Un vieux ruffian, noblement assis en tailleur, pince les cor­des d'une drôle de petite musique en bois avec un long manche. Un jeune gars chante. C'est une mélopée traînante, aigrelette, quelque chose comme le chant d'un grillon enrhumé, qui monte et descend la gamme, obstinément, avec de petits coups de glotte par-ci par-là. Certainement le récit fabuleux des exploits d'un terrible sorcier issu du peuple Stygien. Tous écoutent dans une grande ferveur et hochent la tête avec satisfaction parce que le chanteur se rappelle bien tout sans se tromper, et ça, oui, c'est un bon chanteur.
Mais voici qu'une vieux arrive, tout joyeux, poussant devant lui une dizaine de jeunes hommes, et jeunes filles peu près nus et, cela va de soi. repoussants de saleté. Il y a de tout, des Aquiloniens, quelques Cimmériens, et surtout des Stygiens. Le plus jeune n'a pas 16 ans. Les plus âgés des jeunes ont des petites barbiches. L'assemblée pousse un unanime cri de joie.
- C'est le dessert, je pense ? dit Husk.

Les jeunes sont happés par les groupes accrou­pis, on leur donne à ronger des os avec encore de la viande autour, ils se jettent dessus, ils sont à la fête, ils boivent du vin, les hommes les cajolent. leur caressent les cheveux, les bras, le ventre et. peu à peu, se laissent aller à toutes les fantaisies qu'invente la lubricité quand elle n'est pas contra­riée par la crainte de Mitra. Les petits se prêtent bien volontiers à ces jeux, certains sans même cesser de bâfrer, ce n'est pas tous les jours fête.
Husk cache sa figure dans ses mains.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:00 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

- Toi pas content, eh ? Malade? Ou peut-être toi veut jeune homme pour toi tout seul ?
Moi vois ta figure. Pas bonne figure. Peut-être toi 'aime pas manières nomades, eh ?
- Pour être tout à fait franc, il y a de ça. Ces jeunes gens, ces pauvres femmes...
- Femmes faites pour ça : faire à manger, baiser. Remplir homme par en haut, vider homme par en bas. Jeunes meilleurs comme fem­mes : serre très beaucoup bien. Femmes mous. Même trou du cul mou. Stygiens aiment quand bien serrés. Et jeune homme grandit, devient grand terrible guerrier, parce qu'il a reçu dans lui beaucoup semence de guerrier. Très bon. Très, très.

Voilà l'affaire.
Husk n' apprécie vraiment pas qu'on traite les femmes de cette façon. Il se lève, se dresse de toute sa taille, tire un de ses gants de buffle de sa ceinture et, calme­ment, gifle le gros Stygien, un coup à droite, un coup à gauche. Il explique :
- Tu as mal parlé, et mal agis. Je dois faire rentrer tes sales mots dans ta sale gorge.
- Ah, ah! s'esclaffe Hekmar-Tap. Femmes toutes putains ! Hommes pas se battre pour femmes !
Toi oublies une chose, chevalier franc. Toi hôte de moi, ici. Toi peux insulter moi, moi peux pas venger sur toi, pas combattre toi, tant que toi hôte de moi. L'hôte : sacré. Ça, honneur Stygien. Toi en sécurité ici, et moi conduis toi demain de l'autre côté de l'eau, en Aquilonie. Moi promis, moi tiens. Pas besoin de magie pour ça.

Ainsi drapé dans sa dignité, le chef barbare a grande allure. Husk est impressionné.
- Je comprends, dit-il Alors, présente-moi tes excuses.
- Mais bien sûr moi pas veux offenser ! Quand moi veux offenser, moi lance magie et fais brûler la tête, hop là ! Toi dors où toi veux, dit Hekmar-Tap. Avec moi dans tente à moi, comme hôte honorable?
Merci, dit Husk. Mais j'ai coutume de dor­mir seul, et je n'y faillirai point.
- Comme toi veux !


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:01 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

Un rayon de lune plonge droit dans l'écurie par la fenêtre haut perchée. Husk dort sur la paille sèche, envoloppé dans son grands manteau. Ses vêtements sont disposés derrière lui, sur deux bâtons en croix dressés debout contre la muraille. Il tient en sa main son baton de marche, près de lui comme une épouse. La grosse chaleur des chevaux les enveloppe. La nuit est maintenant silencieuse. Les chants et les rires se sont tus. Un cheval s'ébroue.
Husk s'agite dans son sommeil, et soudain se dresse.
Il écoute. Un chant monte dans la nuit, bientôt emplit la nuit. Un chant qui prend à la gorge, qui fait jaillir les larmes et se hérisser la peau. Un chant d'irréelle beauté, un chant très sauvage et très savant, un chant à mourir de bonheur.
Ce ne sont pas les Stygiens ivres qui chantent. Rien de semblable. Husk voit, maintenant. Dispersés dans la vaste écurie, ce sont les esclaves, jeunes hommes hommes et femmes mêlés. Leurs bustes jaillissent de la paille, leurs yeux comme en extase brillent dans le rayon de lune, ils ne sont plus malheureux, ils ne sont plus humiliés, ils oublient les coups, ils oublient la fatigue, et leurs corps prostitués, et leurs enfants volés et salis, et cette existence épouvantable qui est la leur... Ils oublient tout ce qui n'est pas leur chant.
Le choeur formidable tonne ou se fait murmure, une entente parfaite que traversent des fulgurances d'une audace inouïe, tous unis en chacun, chacun sentant tous les autres... De ces pauvres carcasses épuisées sortent des voix souveraines, tonnerres ou rossignols, loups hurlant dans le vent, océans furieux, sources printanières... Ils chantent, ils chantent, éperdus, pâmés, comme personne jamais ne chanta, comme personne ne chantera plus.


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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:02 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

Husk reçoit de plein fouet le cri de ces désespérés qui de leur désespoir font de la beauté. Et l'ombre tout autour écoute : les Stygiens, un par un, sont venus, attirés par le chant des esclaves, et eux aussi écoutent, et se taisent, et pleurent.
Longtemps, longtemps, les voix de miracle, à pleine gorge, emplissent la nuit magnifique. Et puis c'est le silence. Les esclaves se sont enfoncés dans la paille, et maintenant ils dorment, la fatigue les a tués.
Husk ne se rendort pas. L'émotion qui l'agite ne se calmera que peu à peu. Pour Husk, cette émotion est liée à un visage, ce chant et ce visage sont pour lui même chose, et ce visage est celui de l'esclave qui présenta la cruche de vin à Hekmar-Tap. Il l'a repérée, tout à l'heure, parmi les autres, ensuite il n'a plus vu qu'elle. Elle chantait avec plus de ferveur encore que les autres, du moins c'est ce qu'il a semblé à Husk, et l'irréelle lumière de la lune la transfigurait. Elle s'est affalée, là, tout près, Husk l'entendrait respirer s'il n'y avait pas la respiration de tous les autres. Husk se demande bien ce qu'il lui arrive "C'est cette façon qu'ils ont de chanter", conclut-il. Et il ferme les yeux. La route est encore longue.

De nouveau, il les ouvre. Cette fois, c'est un frôlement dans la paille. Il tire à demi son baton de marche, prêt à se défendre. Il scrute la nuit.
Il voit. Un Stygien, à quatre pattes, se dirige vers la femme. Celle-là, oui, justement elle. Sans trop de bruit, mais sans trop se cacher non plus. Il lui secoue l'épaule. Elle ouvre les yeux et, docile, écarte les cuisses. Le gars la besogne à rudes coups de cul, selon la virile mode Stygiene. Son spasme est violent, il brame, il hoquette, et puis il s'abat sur le ventre de la femme, sa joue sur ses seins, et il pleure comme un enfant. Il est toujours en elle, elle referme les bras autour de la grosse tête brune et elle le berce, bien doucement, elle ne dit rien mais elle le berce. Il resterait bien là toute la nuit, seulement un copain arrive, les copains c'est sacré. Le copain tire son coup, c'est un classique, celui-là, il retourne la femme et la prend par-derrière, suivant les saines traditions des ancê­tres. Après celui-là un autre, et puis un autre... Cette femme a du succès.
Plus loin dans l'écurie, les autres esclaves sont elles aussi abondamment visitées et besognées par des Stygiens furtifs, mais Husk ne s'intéresse qu'à celle-là.
Enfin, tout s'apaise. « Même des Stygiens, avec leur bite en fer, faut que ça dorme, de temps en temps », pense Husk. Mais ça ne l'amuse pas. Il voudrait bien dormir, lui aussi, pour ne plus penser à tout ça...
Encore un bruit, à côté ! Husk se fait atten­tif. Pas de doute, on pleure. A tout petits sanglots retenus. Il va voir.
C'est elle, bien sûr. Cette femme. Il a fait si doucement qu'elle ne l'a pas entendu venir. Soudain elle voit son visage, là, tout près du sien. Elle a un sursaut. Les larmes ont coulé sur la crasse de ses joues, elle est toute barbouillée. Elle écarte les cuisses, ramène ses genoux pliés jusqu'à ses épaules, ouverte à deux battants. Husk fait "Non", de la tête. Elle se retourne, à quatre pattes, lève haut les fesses.
"Bon Dieu, pense Husk, elle est tellement pleine de foutre qu'elle déborde!" Il la prend aux épaules, la fait asseoir, l'amène doucement contre lui. A son tour d'être bercée. A son tour d'être consolée. Elle n'en revient pas. N'y croit pas. Veut se dégager. Ce n'est pas le rôle des hommes de consoler les femmes... Et puis s'abandonne.
Toute molle dans les bras de husk, elle pleure tout son soûl. Il ne sait pas quoi dire, mais comme il ne sait pas non plus se taire, il dit n'importe quoi :
- Là, là... Ma toute petite... Ça va passer, ce gros chagrin...
La femme est lourde, et douce, et chaude sur le ventre de Husk.
"Ça y est, je bande comme un goret !" constate-t-il. Il se sent coupable. Ce n'est pas ça qu'il voulait. Consoler, voilà. On démarre dans la pitié, on se retrouve dans la bandaison. On a perdu de vue l'objectif, ô traî­tresse nature... Il est d'ailleurs tout surpris. Lui, Husk le tombeur, en pincer pour ce sac de foutre ! ... Eh, oui, Husk c'est comme ça. T'as pas fini d'être surpris, mon grand !
Elle s'est endormie. Doucement, Il l'al­longe sur la paille, et puis il va chercher sur un cheval de somme une couverture et il l'étend sur cette femme. Après ça, il se recouche et, cette fois, s'endort.


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Bnouze
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MessagePosté le: Ven 22 Mai - 08:02 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de Husk 01 Répondre en citant

Chaque matin naît un jour neuf. Husk s'est lavé bien à fond dans les eaux calmes d'un petit lac. Il achève, parmi les guerriers Stygiens confits dans leurs loques et dans leur crasse, de prendre le repas du matin : du mouton, cela va de soi, du pain de seigle ou de je ne sais quoi de très noir, plus noir qu'aucun pain qu'ils aient jamais vu, et de grandes jarres de lait caillé, très aigre, que les Stygiens nomment « yoghourt ».
Hekmar-Tap est de bonne humeur. Il a tiré le coup du matin dans le ventre de la grande esclave, il aime bien commencer la journée de cette façon, ça lui ouvre l'appétit. Tout en dévorant une épaule d'agneau, il interpelle Husk :
- Toi, beaucoup jus de couilles, eh ? Toi tres viril ?
- Bof, ça va ça vient.
- Toi beaucoup. Sûr. Alors moi veux faire pari. Moi très beaucoup viril, très très. Plus meilleur comme personne. Toi fais joute avec moi. Si lui meilleur, lui gagne. Si toi meilleur, toi gagnes. D' accord ?
- Si moi gagne, moi gagne quoi ?
- Ah, ah! Toi malin, eh? Si toi gagnes, toi demandes à moi ce que tu veux. N'importe quoi, sauf or. Moi donne. Sauf or.
- Ça marche, dit Husk.
La joute a lieu dans la grande cour. Sans un mot, il présente à Hekmar-Tap et à l'assistance son sexe, énorme.
Une cimmériene vient et lui "fait son affaire", jusqu'au moment ou une giclée part, à près de trois pas de lui.
Les Stygiens font « Ah! ».
Mais voici qu'une giclée part et dépasse la première. C'est Hekmar-Tap qui s' astique à côté de Husk, et qui vient de prouver qu'il est meilleur. C'est stupéfiant. Les Stygiens hurlent d'enthousiasme.
Mais ce n'est pas tout. splash, splash, splash ! trois giglées consécutives de sperme arrosent le sol qui se trouve devant Husk. Hekmar-Tap contemple la chose, sidéré. Il n'a jamais vu une telle quantité de foutre sortir du même homme... C'en est trop. Beau joueur, il serre Husk dans ses bras et lui donne l'accolade.
-Toi gagné, dit Hekmar-Tap. Toi plus meilleur comme pas un homme partout jamais. Ecoute. Pourquoi toi passes l'eau ? Reste avec nous. Vivre dans désert ensemble avec grand Thoth-Amon. Belle vie, bonne vie, bons camarades, bataille, butin, fem­mes, oh là là ! Alors, homme, quoi toi dis?
- Ta proposition me flatte, mais je dois la refu­ser.
- Ça ne coûte rien de demander. Dommage. Enfin, c'est comme ça, quoi... Eh bien, moi pense que moi vais faire passer l'eau à toi, maintenant.
- Hé là ! dit Husk. Et mon prix ?
- Ah, ah! Toi perds pas le Nord, eh? D'accord. Hekmar-Tap promis, Hekmar-Tap donne. Toi choisis quoi ?
Husk marche vers le coin de la cour où des esclaves sont occupées à gratter l'inté­rieur des peaux des moutons du festin d'hier avant de les tanner. Il prend par la main une de ces femmes, et c'est justement la grande belle fille de cette nuit, voyez-vous ça ! II l'emmène jusque devant Hekmar-Tap, elle traîne les pieds, elle ne veut pas, mais elle est tellement habituée à obéir aux mâles...

- Voilà, dit Husk. C'est mon prix... Hekmar-Tap éclate de rire. A bien écouter, ce rire sonne un peu forcé.
- Toi emportes ça ? Mais ça, il y a partout ! Femmes partout, belles, belles, sent bon, gros culs blancs, là, là, et là, partout ! Celle-là putain Aquiloniene, trou à foutre, baise moins bien comme sac plein d'herbe! Moi veux donner toi chose de valeur, bijou, épée, beau cheval... Toi seulement demandes.
- Je veux celle-là, c'est tout.
- Alors, toi prends. Hekmar-Tap promis, Hekmar-Tap donne. Mais moi préviens : elle vaut rien. Rien du tout. Petits enfants pas mûrir dans ventre à elle. Elle perd eux en route. Ventre sec. Pas bon.

Ainsi donc Husk, allégés d'une bonne quantité de foutre mais enrichis d'une esclave Aquiloniene, traversa le deset pour poser le pied à Khémi.
Comment aurait-il pu savoir, oui, comment aurait-il pu savoir ce que lui reservait l'avenir ?


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